La justice politique, cette maladie de notre époque

Récemment, deux camarades de « Die Rechte » faisaient face à la justice Allemande. Le co-accusé de Matthias Drewer nous livre son récit d’une audience aux allures de procès politique.

« Le juré numéro 1 se tient face à nous en tant que membre et conférencier du syndicat Ver.di* , près duquel nous observons (une inscription) « jeunesse de gauche » ; le juré numéro 2 est quant à lui membre du SPD**.
Le premier témoin à charge participe à des manifestations Antifas, il est également un ancien directeur de district du Parti de Gauche, membre du SPD, et semblait manifestement familier avec au moins un des jurés ; le deuxième témoin à charge est également une participante à des manifestations antifas et a travaillé quelques temps avec mon co-accusé Matthias Drewer. Elle a d’ailleurs été convoquée par la chef du personnel pour cause de harcèlement et d’agitation (propagande) contre lui.
Dans son plaidoyer, le procureur parle carrément de « délit d’opinion politique » et de « droit au châtiment d’opinion » qui, grâce à Heiko Maas*** , ont désormais trouvé une entrée officielle dans le code pénal.
C’est donc ça cette fameuse justice indépendante et impartiale, dont on m’a tant vanté les mérites durant mes études de droit ? ».

 

*Ver.di (Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft, syndicat allemand.

**SPD : Sozialdemokratische Partei Deutschlands = Parti Social-Démocrate d’Allemagne.

***Heiko Maas : ministre des affaires étrangères d’Allemagne fédérales depuis 2018. A rédigé Aufstehen statt wegducken: Eine Strategie gegen Rechts (se redresser au lieu de se rabaisser : une stratégie contre les droites)